Publié par : Esprit masculin | mars 15, 2008

Le sens des mots

J’aimerais décrire ici où je me situe. Parfois les mots sont inexistants. Les mots sont souvent dérisoires. Bien sûr ils nous aident à communiquer entre nous, à transmettre certaines pensées. Toutefois, rien ne peut décrire la vie aussi bien que la vie elle-même. Pas mêmes les mots…

Auparavant je me questionnais sur le niveau de profondeur des articles que j’écris. Je me demandais si j’étais superficiel. En fait, oui mes billets sont superficiels si je l’aborde sous cet angle : Nos pensées, nos écrits et nos paroles ne peuvent qu’effleurer la réalité, malgré tous les efforts qu’on veut bien déployer.

Publié par : Esprit masculin | mars 4, 2008

D’une autre époque

Comme chacun de nous le sait, le concept des relations hommes-femmes est dans une période de profonde redéfinition. À mon avis, après les grandes épreuves telles que la perte d’un être cher et un problème de santé, les relations hommes-femmes sont là pour nous faire grandir et pour nous faire réaliser à quel niveau de conscience nous sommes rendus.

Le simple fait d’effleurer la vie d’une femme crée toutes sortes de remous en moi. Est-ce parce que j’ai encore un bout de chemin à faire seul ? Est-ce simplement parce que je n’ai pas encore croisé le regard de la femme de ma vie ? Plus je rencontre de gens et plus j’ai l’impression d’être d’une époque lointaine, tellement la différence est grande entre le magasinage intensif d’aujourd’hui et ma vision des choses.

Par peur, la plupart d’entre nous tenons l’amour véritable le plus éloigné possible.  Pourtant, nous rêvons tous de cet amour.  Je souhaite tellement que chacun le comprenne…

Publié par : Esprit masculin | février 15, 2008

Combat contre l’utopie

Ma semaine se termine par une bonne leçon qu’une fille a donnée à mon orgueil. Souvent lorsque je rencontre quelqu’un, j’essaie de comprendre qu’est-ce que j’apporte à cette personne et vice-versa. Je crois comprendre maintenant que cette fille était là pour me faire comprendre que je dois tout simplement faire confiance au destin et que je ne dois jamais, absolument jamais, croire la petite histoire concoctée de tout pièce par mon cerveau à propos d’une personne. J’apprends aussi que je dois respecter mes intuitions et mes sentiments comme je l’ai fait. C’est tout simplement la meilleure façon d’apprendre et de se développer. Tout ce que je dis et les actes que je pose peuvent être interprétés de différentes façon, mais ça n’a aucune importance. Il n’y a qu’une règle que je respecte aujourd’hui : me laisser guider par mon coeur et mon intuition pour respecter le plus possible la personne que je suis. Si j’avais la possibilité de modifier ce que j’ai fait ou ce que j’ai dit pour aboutir à ce refus, je n’en ferais rien. Mon orgueil me fait encore mal, mais je me suis relevé et je marche la tête haute, comme dans tout petit combat que la vie veut bien mettre sur mon chemin.

Certains disent que d’une certaine façon, la colère est un levier qui nous aide à maintenir nos efforts, à progresser. Je le comprends maintenant. Ça m’a permis aussi de mieux assimiler le fait qu’on ne doit rien prendre personnel lorsqu’on se fait engueuler ou rejeter par quelqu’un. La personne en question a sa propre vie, ses propres rêves, ses raisons qui lui sont propres… et qui ne me concernent absolument pas. Je crois que ma colère est plus forte que mon orgueil et que j’arrive tout de même à aimer cette personne, tout en sachant dans quelle embrasure de porte je ne mettrai plus mes doigts… la leçon est bien apprise.

Publié par : Esprit masculin | février 8, 2008

Romantique triste

Pourquoi n’aurais-je pas le droit d’être triste ? Quelques mois après deux relations assez longues, je me réveille. Je sens que depuis tout de suite, je suis prêt à rencontrer et accueillir la femme de ma vie. Utopie ou pas, illusion ou non, ai-je le droit d’y croire ? Mon instinct me dit d’y croire depuis mon jeune âge et je m’accroche à ce rêve. Je me sens comme un romantique qui n’a pas le droit de l’être. Une partie de moi me crie que je crois en quelque chose d’absolument impossible, d’irréalisable. Même si on s’entend tous pour dire que le concept de douce-moitié est complètement farfelu puisque chacun de nous est un être complet en soi, quelque chose de très fort en moi crois en une partie de ce concept.

 

Je crois que je vais rencontrer une femme que je vais comprendre, que je vais toucher, dont je serai la fierté, dont elle sera aussi ma fierté. J’aimerais vivre un amour profond, basé sur la compréhension mutuelle, la complicité, l’encouragement dans les différences. Depuis quelques mois j’apprends à vivre cet amour parfait avec moi-même et avec toute chose, mais en ce moment même, mon cœur me dit que j’attends quelque chose de bien distinct. Peut-être que ma progression personnelle vient de me faire réaliser à quel point je suis accroché à cet accord que j’ai avec moi-même. Je sens que cette partie de moi, cet aspect romantique est en combat constant contre tous les concepts anciens et actuels et contre toutes les règles qui semblent régir toutes nos interrelations.

 

Fort de mon statut de célibataire, je tente tant bien que mal de profiter de tous les instants en m’amusant et en rencontrant différentes filles, mais présentement il est évident pour moi que c’est contre ma nature, même si c’est très excitant par moments. Je ne suis pas un joueur. Je suis cette âme perdue, qui erre en attendant que le destin fasse son oeuvre et amène à moi cette femme avec qui mon regard se perdra éperdument dans le sien. En attendant que ce vœu se réalise, une certaine tristesse m’accapare et je réclame le droit de la vivre sans remords …

Publié par : Esprit masculin | février 3, 2008

L’amour frappe

Je suis dans ma voiture en direction d’un lieu pour profiter de l’air du temps. Mes pensées m’amènent à une soirée passée il y a quelques jours. Un enchaînement d’événements plus surprenants et incroyables les uns que les autres aboutirent à un tête à tête avec cette jolie fille dans un lieu tranquille où on peut déguster un petit drink. J’ai eu amplement le temps de contempler son beau visage, son sourire et ses yeux envoûtants. Il me semble que son image est encore toute fraîche dans ma mémoire. Peu importe la signification et où peut me mener cette rencontre, je suis en amour.

Je laisse mes pensées et mes sentiments défiler à la vitesse de l’éclair et je me mets dans la position du spectateur. J’observe ces pensées et cette émotion qui est palpable directement sur le coeur. Des réponses sans questions viennent à moi. Je ne suis pas en amour avec cette fille, tel que j’aurais pu le croire lors de mes années d’innocence. Je suis en amour avec cette série d’événements que la vie a tricotée pour moi et qui m’a permis de passer cette soirée en sa compagnie. Je suis en amour avec la vie qui me rend privilégié. Ce privilège c’est celui de me diriger vers une superbe journée dans la nature. Ce privilège c’est celui de placer ces événements sur ma route, ces moments dont il me semble avoir toujours rêvé. Je dois à tout prix remercier la vie pour chaque minute aussi sublime qu’elle veut bien m’accorder.

Publié par : Esprit masculin | janvier 24, 2008

La dérive

Je sur le point culminant d’une vague, au milieu de l’océan.  La vue est magnifique et j’ai un sentiment de tranquillité d’esprit, tout en ayant l’impression que mon taux d’adrénaline est très élevé.  De cette position, le soleil me semble plus près de moi et je peux ressentir la brise.  Je suis en contact direct avec la nature.  Je regarde la personne qui se trouve sur la vague suivante et cette personne me paraît très belle et souriante.  J’ai la sensation féerique d’être en plein contrôle de ma vie et de pouvoir atteindre les plus hauts sommets.  J’ai l’impression que la personne en face de moi ressent la même chose, ainsi que toutes les personnes se trouvant sur les vagues suivantes. 

Le jour suivant, je constate que je suis dans le creux de cette énorme vague.  Tout est obscur et je discerne l’ombre des personnes se trouvant dans le creux des vagues suivantes.  Ces personnes me semblent obscures et malades.  J’ai l’impression que mon contact avec la nature et les êtres est tout simplement absent.  D’ailleurs, la lumière se fait rare.  Je ne sens pas le vent, je ne vois pas le soleil.  

Plusieurs semaines plus tard, je suis près du rivage.  Je suis sur le dessus d’une petite vague.  Tout me semble à sa place.  Tout comme moi, les gens affichent une expression d’indifférence, parfois un demi-sourire, parfois une petite déception.   À chaque minute, à chaque heure, de façon inconstante je suis dans le creux d’une petite vague, sur le dessus de cette petite vague, ou sur une surface plate.  Cette adrénaline du milieu de l’océan me manque.  D’un point de vue différent, cette tristesse, cette morosité du milieu de l’océan ne me manquent pas du tout.

Malgré tout, malgré moi, je retourne au milieu de l’océan, et je me laisse voguer vers le rivage. 

Est-ce que la vraie vie ressemble à cette série d’épisodes ondulatoires et répétitives ? Est-ce que je serai un jour de mauvaise humeur et inaccessible, le lendemain à mon meilleur et charismatique et le jour suivant dans un état stationnaire ?  Parfois je me demande s’il faut simplement nager jusqu’au dessus de la plus grosse vague et tenter d’y rester.  Si j’ai une confiance absolue en cette vague et en l’océan, peut-être qu’avec de la persévérance et quelques exercices d’équilibre et de déséquilibre j’arriverai à me maintenir au point culminant.  Peut-être arriverai-je à sentir que j’aime les gens et à me sentir aimé en toute situation, en tout lieu.  Peut-être pourrai-je vivre indéfiniment chaque coup de foudre, chaque moment de paix intérieure et de tranquillité.  Est-il possible que je vive cette magie à chaque minute de ma vie, et qu’à tout instant la lumière soit plus forte que l’obscurité ?

Publié par : Esprit masculin | janvier 22, 2008

Observatoire

J’ai relu mes premiers textes de ce blogue ce matin.  Pourquoi donc ? Il y a deux possibilités.  Soit que je voulais m’assurer que tout ce que j’écrivais jusqu’à maintenant était sincère envers moi-même, soit que je voulais vérifier si j’étais encore conforme à la société, au cas ou des personnes me liraient.  Je crois que c’est un peu des deux.  C’est une certaine preuve que j’avance dans un certain cheminement puisque je suis capable d’observer cette influence que les autres ont sur moi, et ça prouve que j’ai encore du chemin à faire, bien que je pense que chacun peut avancer toute sa vie.

Dans mon premier texte, titré Influences, je constate que je mets une part de responsabilité sur la société québécoise, alors qu’en réalité c’est moi seul qui peut décider de ce qu’est ma vie.  C’est normal que je ressente le besoin de mettre ça sur le dos d’autre chose, mais une fois ce constat fait, je dois faire de mon mieux pour changer de focus.

Dans mon deuxième texte, “Contradiction des apparences“, je porte moi-même un jugement sur un stéréotype.

Dans le texte “Envoûtement d’une rencontre“,  j’hésite à dévoiler quel genre de rencontre (ou de nuit) m’a inspiré ce texte.  Dit d’une certaine façon, ça pourrait briser le charme.  Toutefois, le choix des mots est important non ?  Je me trouve d’une subtilité extrème, tout en étant fier d’avoir été d’une sincérité et d’un intégrité absolue envers moi-même dans ce texte.

Dans le présent texte, je ne sais pas trop où je veux en venir.  En fait, je me sens un peu comme dans un observatoire, scrutant scrupuleusement la partie de moi que je laisse traîner ici…

Publié par : Esprit masculin | janvier 20, 2008

Envoûtement d’une rencontre

Je cherche le sentiment sur moi.  Je le ressens à plusieurs endroits : dans mes bras, dans mes yeux, dans ma gorge, sur mon front.  Je sens sa présence vertigineuse, sous forme de chair de poule, de crispation, de vibration, de confusion.  Je tente d’isoler précisément ce sentiment pour le ressentir pleinement, le comprendre.  Plus je l’explore et plus j’ai l’impression que celui-ci est composé de plusieurs autres sentiments indissociables en cet instant présent. 

Je suis conscient comme je ne l’ai jamais été auparavant, de cette faculté que j’ai de me  plonger en profondeur, sans compromis dans l’univers de quelqu’un.  Cette faculté je l’ai en moi, mais elle ne saurait exister sans que quelqu’un, par ses yeux, ses paroles, sa présence, s’ouvre suffisamment pour me laisser entrer dans son monde.  Est-ce le fait de s’aimer soi-même qui fait en sorte que l’on peut aimer quelqu’un d’autre instantanément ?  Peu-importe le passé, peu-importe l’avenir, je souhaite que chaque personne que je croise sur mon chemin puisse recevoir cette énergie, cet amour que je lui transmet en échange de sa beauté qu’elle me permet de voir.

Publié par : Esprit masculin | janvier 12, 2008

Contradiction des apparences

Le grano 

Cette personne a des allures grano.  Elle a voyagée dans plus de 8 pays.  Elle mange très rarement un repas typiquement québécois, mais plutôt du thaïlandais, du vietnamiem, du portuguais, de l’indien et des repas de différentes cultures.  Chez elle, cette personne a très peu de matériel, n’a pas de voiture et utilise le transport en commun.  Cette personne est très décontractée et a rarement l’air stressée au travail.

Le straight

Le straight mange généralement des repas typiquement d’ici.  Il a une allure plutôt “straight”, sérieuse.  Il semble prendre son travail très au sérieux, et peut parfois paraitre assez stressé.  Chez lui, il a beaucoup de matériel ainsi qu’une belle voiture.

Conversation

Le grano entamant une conversation avec le straight : “Hey, tu devrais décompresser un peu.  Ne vois-tu pas aussi que tu pourrais préserver l’environnement en utilisant le transport en commun ?  Ahh ces consommateurs indomptables.  Je te suggère aussi de t’ouvrir aux autres cultures, tu apprendras qu’il y a autre chose que de la tourtière dans ce bas monde”

Le straight entamant une conversation avec le grano : “Hey, comment fais-tu pour avoir l’air si calme ? Et tous ces repas de différentes cultures, ça semble bien bon, j’aimerais bien essayer un de ces jours.  Ahh tu sembles libéré, sans contraintes… j’aimerais bien que tu m’enseignes.”

Ce scénario existe.  Dans ce cas précis, lequel est le plus ouvert d’esprit ? La réponse me semble évidente mais très ambivalente, ne trouvez-vous pas ?

Publié par : Esprit masculin | janvier 12, 2008

Influences

Avez-vous déjà pris le temps de vous auto-analyser calmement ? Je constate à quel point lors de cet exercice attentif je découvre la force de l’influence que l’extérieur exerce sur moi.  Cette force est telle que je me croirais en plein coeur d’un ouragan, en marchant contre le vent.  Pourquoi donc cette société québécoise, supposément ma terre d’accueil dès ma naissance, nuit-elle à ma progression à ce point en exerçant des pressions de toutes parts et en me cachant de la réalité par son épais brouillard ? 

Chaque personne dont la conscience est peu développée fait partie de cette force contraire.  Chaque personne qui progresse fait en sorte que ce vent ralentit et peut-être un jour changera de direction pour me pousser tranquillement, mais sûrement en direction de mon but, l’atteinte de mon vrai moi.

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