Publié par : Esprit masculin | janvier 24, 2008

La dérive

Je sur le point culminant d’une vague, au milieu de l’océan.  La vue est magnifique et j’ai un sentiment de tranquillité d’esprit, tout en ayant l’impression que mon taux d’adrénaline est très élevé.  De cette position, le soleil me semble plus près de moi et je peux ressentir la brise.  Je suis en contact direct avec la nature.  Je regarde la personne qui se trouve sur la vague suivante et cette personne me paraît très belle et souriante.  J’ai la sensation féerique d’être en plein contrôle de ma vie et de pouvoir atteindre les plus hauts sommets.  J’ai l’impression que la personne en face de moi ressent la même chose, ainsi que toutes les personnes se trouvant sur les vagues suivantes. 

Le jour suivant, je constate que je suis dans le creux de cette énorme vague.  Tout est obscur et je discerne l’ombre des personnes se trouvant dans le creux des vagues suivantes.  Ces personnes me semblent obscures et malades.  J’ai l’impression que mon contact avec la nature et les êtres est tout simplement absent.  D’ailleurs, la lumière se fait rare.  Je ne sens pas le vent, je ne vois pas le soleil.  

Plusieurs semaines plus tard, je suis près du rivage.  Je suis sur le dessus d’une petite vague.  Tout me semble à sa place.  Tout comme moi, les gens affichent une expression d’indifférence, parfois un demi-sourire, parfois une petite déception.   À chaque minute, à chaque heure, de façon inconstante je suis dans le creux d’une petite vague, sur le dessus de cette petite vague, ou sur une surface plate.  Cette adrénaline du milieu de l’océan me manque.  D’un point de vue différent, cette tristesse, cette morosité du milieu de l’océan ne me manquent pas du tout.

Malgré tout, malgré moi, je retourne au milieu de l’océan, et je me laisse voguer vers le rivage. 

Est-ce que la vraie vie ressemble à cette série d’épisodes ondulatoires et répétitives ? Est-ce que je serai un jour de mauvaise humeur et inaccessible, le lendemain à mon meilleur et charismatique et le jour suivant dans un état stationnaire ?  Parfois je me demande s’il faut simplement nager jusqu’au dessus de la plus grosse vague et tenter d’y rester.  Si j’ai une confiance absolue en cette vague et en l’océan, peut-être qu’avec de la persévérance et quelques exercices d’équilibre et de déséquilibre j’arriverai à me maintenir au point culminant.  Peut-être arriverai-je à sentir que j’aime les gens et à me sentir aimé en toute situation, en tout lieu.  Peut-être pourrai-je vivre indéfiniment chaque coup de foudre, chaque moment de paix intérieure et de tranquillité.  Est-il possible que je vive cette magie à chaque minute de ma vie, et qu’à tout instant la lumière soit plus forte que l’obscurité ?


Réponses

  1. L’obscurité n’existe pas … ce n’est qu’un mot pour déterminer l’absence de lumière!

    Tous sommes des êtres de lumière…
    Nous avons tous la capacité de briller à mille feux, il sufit de vouloir et d’y croire…
    (Pensée créative)

    Kissesssss
    Hercule

  2. Tes paroles sont très sages. Est-ce que tu as un blogue que je peux visiter ? Merci ! sache que chaque commentaire est un encouragement :)

  3. Oui j’ai un blogue que je co-administre…
    http://jepensedoncjesuis.wordpress.com

    Cela me fait plaisir que mes commentaires te puissent être un encouragement … Cela me réchauffe le coeur!

    Bonnes lectures et au plaisir de se rencontrer aux blogs … bonne et agréable journée ;-)

    With tendre love,
    Hercule xxx xxx xxx

  4. Tout dépend de la façon que l’on choisit de regarder sa propre vie.
    Le creux de la vague permet parfois de se ressourcer pour mieux remonter.
    Ne prenons pas ces creux comme des moments pénibles mais des moments où on doit entendre ce qui se passe en nous. Car c’est à ce moment là que notre inconscient fonctionne au mieux, il nous renvoie des messages qui nous dérangent peut être et font qu’on y est justement dans ce creux.
    Mais si nous ne les écoutons pas, on y retournera régulièrement.
    La vie nous ressert le même plat tant qu’on n’a pas compris, croyez moi, je suis une grande spécialiste des creux.
    Je suis depuis peu sur des vagues et je m’y maintiens de plus en plus facilement !
    C’est ça le vrai équilibre !
    Ce qui nous fait chavirer doit nous interpeller.

    Bonne chance dans vos réflexions !

    Pomme

  5. @pomme : Je commence à ressentir tout ça depuis quelques temps. Il faut vivre les creux avec détachement, tout en observant ce qu’il a à nous apprendre. J’aime ta philosophie de vie :)

  6. Esprit,

    Je n’ai pas une philosophie particulière, elle grandit avec moi, avec mes expériences, avec le temps que je mets pour comprendre aussi.

    Je pense avoir compris beaucoup de choses, je pense que j’ai encore beaucoup à apprendre.

    Je suis humble devant la vie, je suis humble devant les autres.
    Parce que j’aime la vie et j’aime les autres.
    Bon, ok, pas tous les autres, mais je crois qu’on a beaucoup à apprendre et qu’on apprend bien qu’en s’ouvrant au monde.

    Je ne crois pas que tout le monde soit beau et gentil, je me contente d’aimer ceux qui en valent la peine (pour moi) et d’ignorer ceux qui ne m’apportent rien par leur bêtise ou leur égoïsme, voire leur méchanceté.

    Pomme


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